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Soutien aux aidants familiaux : rémunération, congés, apprentissage

Posté le 14 September 2016 dans Maintien à domicile

La perte d’autonomie chez les personnes âgées touche inévitablement les membres de leur entourage ; au sein de celui-ci on distingue les aidants familiaux non professionnels, qui ont besoin à leur tour d’être accompagnés dans leur démarche. Ainsi, le soutien institutionnel se diversifie avec des aides financières, l'évolution des congés familiaux, les mesures de répit ou encore la formation de ceux qui ont la charge permanente de leur proche. Voici un récapitulatif des aides disponibles.

 CONCILIER PROFESSION ET AIDE FAMILIALE

 L'aide qu'une personne peut apporter à un parent proche en fin de vie ou une personne âgée dépendante peut être considérée aujourd'hui comme un emploi à part entière. Les aînés en perte d'autonomie deviennent alors les employeurs de ces aidants dans le cadre de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie(APA). Cette aide, versée selon le degré de dépendance des demandeurs de plus de 60 ans, permet ainsi de rémunérer ceux qui se dévouent au quotidien à des tâches ménagères, à des soins et au soutien moral des aînés.

La personne dépendante a le droit d’employer ses enfants, ses nièces, ses frères et sœurs en tant qu’aidants ; en revanche, le conjoint ou le concubin est exclu des mesures déployées dans le cadre de l'APA. La personne âgée en perte d'autonomie bénéficie d'exonération des charges patronales et de réductions d'impôts pour faciliter l'emploi d'un membre de la famille. Les aides financières destinées à employer les aidants familiaux émanent de l’État et sont versées par les conseils départementaux. Le montant des aides varie en fonction du degré de dépendance déterminé par groupe ISO-ressources (GIR) et il est plafonné à :

- GIR 1 (dépendance lourde) : 1 713,08 € / mois 

- GIR 2 : 1 375,54 € / mois 

- GIR 3 (dépendance moyenne) : 993,88 € / mois 

- GIR 4 : 662,95 € / mois.

 CONGÉ DE PROCHE AIDANT

 Le plus souvent les aidants familiaux cumulent leurs activités salariales avec le travail de soutien de leur parent. En France, près de 4 millions de personnes exercent une activité professionnelle tout en s'occupant de leur aïeul en perte d'autonomie. Dans le cadre de la loi d'adaptation de la société au vieillissement, des mesures ont été prises pour assouplir le congé de soutien familial. Ainsi, depuis janvier 2016, on parle de congé de proche aidant, car il n'est plus réservé exclusivement à la famille, mais s'ouvre également à des personnes, avec qui l’aidé entretient « des liens étroits et stables » (amis, voisins et autres tierces volontaires). La demande de permission équivalente à trois mois renouvelable peut être formulée à l'entreprise, sous condition d'y avoir travaillé au moins deux années. Il s’agit d’un congé sans solde qui n’est pas couvert par la Sécurité Sociale.

APPRENDRE ET S’INFORMER POUR MIEUX AIDER

 Les difficultés rencontrées par les aidants familiaux face aux épreuves quotidiennes de leurs aînés sont aujourd'hui mieux appréhendées. La nécessité d'une formation adaptée à chaque cas a été mise en exergue par les acteurs sociaux. La personne aidée a souvent besoin de recevoir des soins spécifiques pour lesquels une formation est indispensable. A cet effet, le Code de la santé publique prévoit une prise en charge des aidants, par le biais de stages d'apprentissage gratuits sur les soins corporels, les bons gestes et divers savoir-faire. Les formations peuvent être financées par la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie et sont proposées par les organismes tels que la Maison des Aidants ou encore le CIF – Centre d’information et de formation des Aidants. Les soignants familiaux se professionnalisent!

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