Blog > Maintien à domicile > Le rôle des aidants familiaux dans le maintien à domicile

Le rôle des aidants familiaux dans le maintien à domicile

Posté le 15 July 2016 dans Maintien à domicile

S'occuper d'une personne âgée en perte d'autonomie demande un investissement conséquent, souvent aux dépens de sa carrière professionnelle et de sa santé. Pourtant, des millions de français s'engagent pour le mieux-vivre à domicile de leurs aînés.  

L'aidant familial peut être bénévole ou avoir un véritable statut de salarié, car dans certains cas, la personne dépendante a le droit d’employer ses proches, à l’exception de son conjoint.

Depuis janvier 2016, la loi d'adaptation de la société au vieillissement (loi ASV) tente de valoriser et d'améliorer le statut de ceux qui contribuent au maintien des seniors à leur domicile.

A l'heure où les résidences gérontologiques saturent et où 80% de seniors souhaitent vieillir chez eux, les aidants familiaux sont de plus en plus sollicités pour assurer les besoins multiples de ceux, qui ne jouissent plus de toutes leurs facultés physiques. Ils sont appelés à prodiguer des soins corporels, s’occuper des repas, assurer des déplacements de la personne dépendante et accomplir des tâches ménagères, de manière ponctuelle ou permanente. Les aidants se chargent également d’accompagner la personne dans ses démarches administratives : remplir la déclaration d’impôts, effectuer une demande d’aide, contacter divers organismes etc.

En France on compte plus d’un million de personnes dépendantes de plus de 60 an. Ce chiffre ne cessera d’augmenter dans les années à venir, en entraînant la hausse du coût du maintien à domicile. Financé par l’Etat, les départements et la sécurité sociale, celui-ci atteindrait 17 milliards d’euros d’ici 2060. Dans ce contexte, les aidants familiaux tiennent un rôle important dans la stratégie relative au vieillissement de la population et devraient être mieux soutenus.

Conscients de leurs responsabilités et de leur lourde charge, les pouvoir publics ont reconnu « le droit au répit » des aidants. Différentes structures d’accueil de jour ou d’hébergement provisoire leur permettent de se reposer sans culpabiliser de laisser leur proche sans assistance. Par ailleurs, l’aidant et l’aidé peuvent bénéficier ensemble de séjours de vacances en clubs spécialement adaptés. 

 Les réflexions menées par les acteurs de la Silver Economie ont débouché par ailleurs sur l’adaptation de mesures visant à rapprocher les professionnels de la sphère médico-sociale et les aidants familiaux. Ces derniers peuvent bénéficier de formations et d'un encadrement structuré, pour accomplir au mieux les tâches quotidiennes et surtout faire face aux épreuves psychologiques. En effet, dans la majorité des cas les liens affectifs unissent les personnes âgées dépendantes avec leurs aidants. Ces derniers peuvent éprouver de la culpabilité ou se sentir démunis face à la situation de dépendance d’un proche. Ainsi, différentes associations proposent l’accompagnement psychologique pour remédier à l’épuisement moral et à l’isolement.

De plus, la journée nationale des aidants, organisée le 6 octobre de chaque année, favorise la mobilisation des principaux acteurs sociaux et économiques autour des aidants : associations, entreprises, établissements d’accueil, collectivités, mutuelles. Les témoignages, les échanges et la présentation des nouveaux dispositifs d'aides permettent de renseigner les aidants sur leurs droits et de valoriser leur rôle au sein de la société, où la dépendance liée au vieillissement concerne tout un chacun.

Commentaires (0)

Partagez et échangez
de commentaires

Ajouter un commentaire

Donnez votre avis
Veuillez vérifier que tous les champs soient complétés.