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Blog > Maintien à domicile > Le droit au répit des aidants

Le droit au répit des aidants

Posté le 18 January 2018 dans Maintien à domicile

Quand on accompagne un proche âgé en perte d’autonomie au quotidien, c’est une évidence. Dégager du temps pour soi est difficile, voire impossible. La loi d’adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur le 1er janvier 2016, améliore enfin la situation des aidants et leur accorde un droit : celui de se reposer. On l’appelle encore le droit au répit. Zoom sur cette aide.

Le droit au répit, c’est quoi exactement ?

On recense pas moins de 8 millions d’aidants en France. Ce sont souvent des proches comme le conjoint, les enfants, un parent ou un ami. Accompagner un proche âgé ou handicapé dans les gestes de la vie quotidienne a un coût considérable pour les proches aidants. Outre les coûts financiers, cela peut aussi demander des sacrifices de la part de l’aidant comme l’abandon du travail ou le manque de temps pour sa propre santé, sa propre vie familiale ou ses propres loisirs.

Après 15 années de silence, le droit au répit des aidants a finalement été reconnu par la LASV votée en décembre 2015. Il s’agit d’une aide financière octroyée aux proches aidants de personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie ou de personnes en situation de handicap pour leur permettre de prendre une pause. Cette aide leur permet de s’absenter pendant quelques heures, une journée ou plusieurs jours pour s’occuper de leur vie et de leur personne.

Le montant de cette aide est de 500€ par an maximum.

Les conditions pour en bénéficier

Est considéré comme proche aidant d’une personne en perte d’autonomie son conjoint, son partenaire de PACS, un parent, un voisin ou un ami.

Les proches aidants qui peuvent bénéficier du droit au répit sont ceux qui s’occupent d’une personne bénéficiaire de l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie). L’aide est déclenchée lorsque le plafond du plan d’aide APA est atteint. Si ce n’est pas le cas, le plan d’aide couvrira les dépenses liées au droit au répit à hauteur des plafonds APA.

Pour bénéficier de cette aide, le proche aidant doit aussi assurer une aide indispensable à l’accomplissement des gestes de la vie quotidienne du proche aidé. A ce titre, il ne peut pas être remplacé par une autre personne de l’entourage.

La demande est à adresser au président du conseil départemental. Une équipe médico-sociale APA évaluera par la suite les attentes du proche aidant.

Les différentes possibilités de prise en charge lors d’un droit au répit

Différentes solutions existent pour permettre à un proche aidant de souffler un peu tout en ayant l’esprit tranquille. Le droit au répit permet de financer ces solutions :

L’accueil temporaire : cette solution consiste en l’accueil du proche aidé pendant quelques jours à quelques mois dans une structure adaptée telle qu’un Ehpad, un établissement privé ou une structure spécialisée. Elle est envisagée lors de la réalisation des travaux d’adaptation du logement de la personne âgée ou lors de l’hospitalisation de l’aidant lui-même.
L’accueil de jour : plusieurs fois par semaine, la personne aidée est accueillie par une structure adaptée.
Le relais à domicile : cela consiste en l’intervention d’une personne extérieure (un professionnel ou un bénévole) à domicile pour assurer l’accompagnement de la personne âgée dans les gestes quotidiens.

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